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dans le secteur

Impact et accessibilité des OJ

Le Laboratoire d'Anthropologie Prospective (LAAP - UCL), en partenariat avec le Centre d'Études Politiques, Économiques et Sociales (CEPESS), ont récemment publié les résultats d'une recherche intitulée "Organisations de jeunesse. Quels impacts et quelle accessibilité en Fédération Wallonie-Bruxelles".

 

Pour reprendre les termes des auteurs, l'objectif "n'est pas d'idéaliser le travail fait par les OJ ni de pointer du doigt ce qu'elles n'ont pas réalisé, mais plutôt de rendre compte de ce qui a été accompli jusqu'à ce jour. L'intention est avant tout de valoriser le travail réalisé par les OJ tout en questionnant l'ouverture de ces dernières à l'ensemble des jeunes en Fédération Wallonie-Bruxelles".

 

Les résultats de la recherche ont été présentés lors d'une journée d'étude le 10 novembre et discutés avec des acteurs du secteur. Fatima et Nicolas y étaient présents au nom de JEC. Les réflexions issues de cette journée d'étude ont été intégrées au rapport final, disponible sur le site de l'UCL.

 

Nous ne pouvons que vous encourager à en prendre connaissance. Il jette un beau coup de projecteur sur un secteur dont la diversité est trop souvent sous-estimée: "Cette étude a pour particularité de s'intéresser à l'ensemble du secteur des OJ en soulignant les grandes lignes qui guident leurs actions tout en insistant sur la diversité des activités qui y sont proposées et des profils de jeunes qui s'y impliquent."

 

rapport oj accessibiliteetimpacts

Citoyenneté active des élèves : sortir de la clandestinité

Bruxelles, le 27/05/15

 

Citoyenneté active des élèves : sortir de la clandestinité

 

« La citoyenneté ne "s'apprend" pas au travers d'un cours qui lui serait spécifiquement dédié. Elle s'acquiert, jour après jour, au coeur de la diversité de la vie scolaire ». Ce sont les termes de la Ministre de l'Enseignement obligatoire de l'époque qui introduisent « Être et devenir citoyen », le document de référence instauré par le décret « renforcement citoyenneté » de 2007.

Au regard de cette déclaration d'intention, que faire de la proposition de Mme. Milquet d'instaurer un « encadrement pédagogique alternatif » en remplacement des cours de religion et de morale dès la prochaine rentrée scolaire pour ceux qui n'en veulent pas ? Et au-delà, en quoi présage-t-il du cours d'éducation à la citoyenneté prévu pour la rentrée 2016 ?

 

Avec l'« encadrement pédagogique alternatif », l'éducation à la citoyenneté entre, timidement, dans la grille horaire de certains élèves. Avec le cours de citoyenneté, cette place devrait se confirmer (bien que réduite à une heure) et s'étendre à tous les élèves. Nous ne pouvons que nous réjouir que la question de la citoyenneté active des élèves sorte progressivement de l'ombre à laquelle elle était confinée dans les faits. Mais nos inquiétudes en la matière sont à la hauteur de nos espoirs.

 

Tout le monde n'a pas oublié qu'en 2007, la Communauté française adoptait un décret dit « renforcement de l'éducation à la citoyenneté ». Celui-ci poursuivait trois objectifs : promouvoir l'acquisition de compétences par l'élève pour mieux comprendre la société ; la mise en oeuvre de savoirs, savoir-faire et savoir-être à travers des activités interdisciplinaires ; l'exercice d'une citoyenneté active dans des structures participatives. Pour quels résultats ? Il n'a jamais été évalué.

Mais sur le terrain, nous constatons que, faute de moyens structurels pour accompagner les établissements dans son application, celle-ci reste très inégale. Elle repose le plus souvent sur le volontariat des élèves, le bénévolat d'équipes éducatives, le bricolage institutionnel. Les espaces-temps de coordination pour construire les activités interdisciplinaires ou pour faire vivre les structures de participation des élèves se glissent dans les interstices de la journée scolaire : sur le temps de midi ou après les cours.

Un subside a accompagné la mise en oeuvre des prescrits du décret en 2010-2011. Puis a disparu.

 

Certes, une heure hebdomadaire, un professeur attitré (et rémunéré), un local, représentent en soi un progrès par rapport aux moyens de fortune dont les élèves doivent aujourd'hui se contenter pour expérimenter la citoyenneté active dans leur école. Mais comment va-t-on outiller les professeurs pour éviter de réduire ce cours (ou « encadrement pédagogique ») à un programme d'« éducation civique » déconnecté du vécu quotidien des élèves ?

L'éducation à la citoyenneté ne peut pas se contenter d'une approche magistrale. Pour qu'elle prenne du sens, elle doit s'ancrer dans la vie des élèves. Elle doit donc passer par la mise en projet, par l'expérience. Les savoirs et savoir-faire mobilisés par les « prestations » envisagées

par Mme. Milquet dans l' « encadrement pédagogique alternatif » sont en ce sens nécessaires mais non suffisants.

La mise en projet, la coordination interdisciplinaire exigent du temps... Mais n'est-ce pas un coût concevable pour promouvoir le fondement de notre démocratie ?

 

Ces perspectives constituent des défis pour l'enseignement, notamment en termes d'emploi et de formation, d'organisation des établissements scolaires et d'accompagnement des professeurs concernés. Le secteur associatif peut s'avérer un précieux allié pour soutenir les écoles confrontées à ce dernier défi. Jeter des ponts entre l'éducation formelle et l'éducation non formelle est précisément une des opportunités que nous ouvre aujourd'hui le débat sur les cours de citoyenneté. L'enseignement et le secteur associatif détiennent des expertises complémentaires et chacun gagnerait à miser sur un enrichissement mutuel, à commencer par les jeunes eux-mêmes.

 

Et, justement, les jeunes dans tout ça ?

Dans le débat entre professionnels, entre réseaux, entre pôles politiques, ne perdons pas de vue que l'éducation à la citoyenneté dont nous parlons les concerne au premier chef.

La place et les moyens que nous accordons à l'éducation à la citoyenneté, la vision que nous en construisons et la manière dont nous la négocions sont déjà des messages que nous envoyons aux jeunes sur l'importance du vivre-ensemble et des valeurs démocratiques.

Et si on les invitait à la table ?

 

[Ouvrir le document en PDF]

De la formation des élèves à la délégation

 

Un décret (MB 3/4/2014) organisant divers dispositifs scolaires favorisant le bien-être des jeunes à l'école valorise les délégués de classe et leur formation !

 

En voici un extrait (Section V. Article 19) :

"La formation à la délégation d'élèves ou à la médiation par les pairs vise à construire une dynamique positive et à faire émerger des pratiques démocratiques au sein des établissements scolaires.

Dans la limite des crédits disponibles, le Gouvernement de la Communauté française assure le financement de formations d'élèves visées à l'alinéa précédent."

 

À bon entendeur...:-D

Traces du Congrès SeGEC 2012

Un vent de fraîcheur a soufflé sur le Congrès. Les jeunes ont pris la parole dès son ouverture!

 

piece congres segec2012

Jeune Et Citoyen a contribué au Congrès 2012 de l'Enseignement Catholique en accompagnant les élèves dans leur réflexion et leur expression sur les rêves et ambitions qu'ils nourissent à propos de l'école de demain.

Nous avons mené des animations avec des élèves issus d'écoles de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Avec le SIAJ, les élèves ont réalisé des photo-montages sur le thème "Mon école de rêve".

Jeune Et Citoyen s'est emparé de ces réalisations pour organiser des échanges entre élèves en vue d'approfondir leurs idées. Ce travail a abouti à la formulation de propositions concrètes sur l'École de demain.

Ces aspirations touchent à tous les aspects de l'Enseignement. Elles s'organisent autour des cinq axes suivants:

  • Pour une école participative
  • Pour une école autonomisante et responsabilisante
  • Pour une école conviviale, accueillante et épanouissante
  • Pour une école avec égalité de traitement
  • Pour une école avec une pédagogie adaptée à chacun(e)

 

Consultez le texte reprenant la synthèse des réflexions issues des débats des élèves.

 

Ces "rêves d'école" ont été mis en scène pour être présentés au Congrès sous forme de pièce de théâtre.

Regardez la vidéo!

 

Suite à la pièce, les intervenants du jour ont réagi aux propos qu'ils avaient entendu. Les vidéos sont visibles sur le site du SeGEC.

Les photo-montages et textes produits par les élèves ont été rassemblés sous forme d'une exposition réalisée par le SIAJ, disponible auprès du SeGEC.

Retrouvez toutes ces traces du Congrès, et bien d'autres, sur le site du SeGEC.